Le souvenir d'une journée, où le vent jouait avec nos cheveux... Doux réconfort que d'entendre tes rires qui sont l'écho des miens. Tu m'arrache un pauvre sourire, qui reste malgré tout précieux. Nous parlons littérature et je vois tes yeux s'allumer de bonheur, lorsque emportées par notre créativité nous élaborons une histoire relatant l'existence d'êtres mystérieux et d'objets magiques oubliés jusqu'alors. J'aimerais te dire, que la magie n'existe que dans nos rêves, que ce monde n'est en rien fabuleux. Mais comment te le laisser l'entendre, à toi... Toi qui ne pense qu'a rêver et qui se dérobe, le temps d'un instant et s'évade là, où personne ne peut t'accompagner. Moi aussi je suis en fuite, en fuite devant les autres et devant moi-même.
Revenir à la réalité m'est de plus en plus difficile, car après tout j'ai également gardé cette part de candeur, ce reflet enchanteur d'un autre monde et d'une autre vie que je ne peux connaître que dans mes songes. Rien n'est vrai et cela ne le seras sans doute jamais.
Je veux juste fermer les yeux et me reposer un peu, écouter le murmure des vagues et m'adonner aux divaguements. Entendre s'échouer celles qui n'existent pas et les imaginer, abandonnant leur écume sur le sable.
Angel.